La plupart des plateaux de progression ne viennent pas d’un manque de motivation. Ils viennent de trois habitudes très répandues, faciles à corriger une fois qu’on les a identifiées.
1. Augmenter la charge avant de maîtriser le mouvement
Un squat exécuté avec un dos qui s’arrondit ne devient pas meilleur avec vingt kilos de plus. Il devient simplement plus risqué. La règle est simple : la charge n’augmente que lorsque la technique reste identique sur toutes les répétitions de la série.
Concrètement, si la dernière répétition ne ressemble plus à la première, la charge est déjà trop élevée pour aujourd’hui.
2. Confondre longueur et intensité
Une séance de deux heures faite à moitié produit moins qu’une séance de cinquante minutes menée sérieusement. Au-delà d’une certaine durée, la qualité d’exécution chute et le risque de blessure monte.
- Quarante-cinq à soixante minutes suffisent pour la grande majorité des objectifs
- Mieux vaut trois séances courtes par semaine qu’une séance marathon le samedi
- Le temps de repos entre les séries fait partie de la séance, pas une pause à écourter
3. Ne rien noter
Sans trace écrite, impossible de savoir si le programme fonctionne. On croit progresser, on l’espère, mais on n’en sait rien. Noter les charges, les répétitions et la sensation de difficulté prend trente secondes par exercice et change complètement le pilotage de l’entraînement.
C’est aussi ce qui permet de repérer un plateau réel, et de distinguer une mauvaise semaine d’une stagnation de fond.
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